Françoise Galeron //

Entre rigueur documentaire et fiction poétique, je compose des récits en observant les contre temps dans la vie quotidienne et parfois même, je les provoque, «juste pour voir».

UNE VIE ORDINAIRE 2009

Dans cette série, j’observe l’enfermement du point de vue de l’enfance, en rendant compte de la diffusion du stigmate de l’enfermement aux familles du détenu. Ce témoignage résulte de l’accompagnement d’une famille pendant 3 années d’incarcération en Belgique. Les prises de vues ont été effectuées en maison d’arrêt Belge et en extérieur.

Le paradis©FrancoiseGaleron
Le paradis

«On sent dans le silence errer l’âme du bruit,
On sent dans le silence les rêves inaccomplis,
On sent dans les parloirs un silence de mort.
On dessine des mirages pour charmer le sort.

 

ADELA, 2013

Employé en Grec, le mot Adela désigne les choses invisibles, secrètes du temps. Phanera, les choses claires et manifestes.

Autoportrait©FrancoiseGaleron
Autoportrait, neige

Le présent n’est qu’un feu de joie
Qui s’écroule à peine assemblé,
Et tu peux faire qu’il chatoie
Des couleurs du temps passé
Ou susciter demain,
désentravé».

 

Vue de l’installation de la série Adela aux Phautomnales de Beauvais, 2013
Invitée de Géraldine Lay, « Pas de deux »

 

LE CHANT DE L’OGRE, 2015

Il était une fois©FrancoiseGaleron

Il était une fois, dans des contrées reculées un couple d’ogres. L’un d’eux dit :
« Je me suis bâfré,
J’ai mangé un sanglier,
Deux civets de cervidés,
Trois cuissots de mouflons,
Quatre gros jambons,
Cinq rognons de veau,
Six couples d’oiseaux….
Et j’ai toujours faim.
Peut-être, ce soir,
Vais-je encor devoir
Croquer le bambin
Pour avoir enfin
Le ventre bien plein. »

La raison du plus fort est-elle toujours la meilleure ?

Cette fable est un regard introspectif, sensitif et fragile sur mon milieu familial rural en déliquescence, où Je suis actrice et spectatrice.

Le chant est une œuvre de fiction réelle et toute ressemblance avec un ogre existant ou ayant existé serait purement fortuite.

 

 

GLISSEMENT

Série en cours

Le syndrome de glissement est une détérioration rapide stomatique et psychique entraînant la mort.
Cette série Glissement est une recherche sur l’avenir, sur l’attention portée au présent, avec une conscience aiguë de la fragilité. 

 

Babou©Francoise Galeron
Babou

Tu es à la frontière
Je t’aperçois dans la brume
Et je fais l’inventaire
Du temps qui fuit
De ce voyage qui nous consume

La nuit@Francoise_Galeron
Le chemin

La nuit parait
Réquisitoire de rêves
Que la mémoire réveille
Les hirondelles s’en sont allées
Et tes cris ont emporté
Dans un feu de joie embrasé
Tant d’amour a donner
Démesuré
Tellement à partager
Carence de l’avant et de l’après

Autoportrait©Francoise_Galeron
Autoportrait
Accepte que les choses t'échappent©Francoise_Galeron
Accepte que les choses t’échappent
L'envol©Francoise Galeron
L’envol
Conversation_Autoportraits©FrancoiseGaleron
Conversation, autoportraits
Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite©FrancoiseGaleron
Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite….
Badalou©FrancoiseGaleron
Badalou